La méditothérapie©

Dans un article du 25 juillet 2017 (Méditation thérapeutique guidée, ou Méditothérapie© à Paris), je vous faisais part de mon intérêt pour le travail de Dominique Carleton, méditothérapeute© à Paris.

Je réitère aujourd’hui mon intérêt sincère pour la méditothérapie© qu’elle a créée et recommande aux patients désireux d’avancer en profondeur vers le dépassement de leurs problématiques, de la consulter.

Au vu des résultats qu’obtient Dominique Carleton, Méditothérapeute©, depuis plus de deux ans, j’ai décidé de publier régulièrement certains de ses articles.

En voici un premier, qui fait état des bienfaits de la méditation thérapeutique telle qu’elle la conçoit (la méditothérapie ©, thérapeutique qu’elle a créée en 2017) et, sur ce thème, d’une expérience physique et psychologique assez bouleversante qu’à fait récemment cette thérapeute, en appliquant concrètement à elle-même les principes de la méditothérapie©.

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Article présentant la méditothérapie© par Dominique Carleton

Ayant été opérée récemment d’une tumeur cancéreuse, j’ai vérifié dans ma propre chair les multiples effets bénéfiques de la méditation sur la structure du cerveau, tels que validés par les neurosciences.

1- De la validation de la méditation par les neurosciences…

Alors que le bénéfice de la méditation sur le vieillissement n’avait été que suggéré par les travaux du prix Nobel de médecine Elizabeth Blackburn, une étude américaine conduite en 2015 par l’Université de Davis, en Californie, sur 100 individus âgés de 24 à 77 ans, vient de conforter cette thèse.

La comparaison des IRM (imageries par résonance magnétique) réalisées sur les cerveaux de ces individus a clairement révélé que la matière grise de ceux d’entre eux qui pratiquaient régulièrement la méditation était moins altérée que celle des individus qui ne la pratiquaient pas.

Autrement dit, la méditation compense la fonte de matière grise.

Les auteurs de l’étude ont démontré que l’intensité de la méditation stimule les dendrites (prolongements filamenteux des neurones conduisant l’influx nerveux) ainsi que les synapses (qui permettent la connexion des neurones entre eux).

Par ailleurs, ils ont également démontré que trois mois de méditation intensive affectent très significativement l’activité des télomérases (enzymes essentielles à la protection contre le vieillissement cellulaire).

Enfin, le docteur Jean-Gérard Bloch, qui a créé le diplôme d’université (DU) de « médecine, méditation et neurosciences », avec le professeur de psychiatrie Gilles Bertschy en 2012 à la faculté de médecine de Strasbourg (il s’agit d’un module de méditation de 28 heures destiné aux étudiants inscrits en troisième année de médecine) explique que la méditation n’a rien d’une détente, contrairement aux apparences inférées par la « posture du méditant », yeux clos et immobile.

La méditation demande au sujet de se concentrer sur sa « météo intérieure » constituée du flot incessant d’émotions et de sensations qui circulent en lui. L’exercice consiste à focaliser son attention sur la respiration ou sur une visualisation intérieure, sans se laisser distraire par les stimuli extérieurs. L’esprit du sujet est donc plus éveillé et vigilant que jamais. Il est donc apte à juguler le vagabondage cérébral.

Durant la méditation le cerveau ne se « repose pas ». Tout au contraire, il s’échauffe.

En effet la méditation sollicite quatre réseaux neuronaux liés à l’attention : le cortex sensoriel et moteur, le cortex antérieur, les régions pariétales et le cortex préfrontal.

Il va sans dire que la régularité des méditations et l’intensité de celles-ci permet de renforcer l’attention et d’améliorer la vigilance cérébrale, comme l’indique Antoine Lutz, du Centre Inserm de neurosciences de Lyon, qui a pratiqué des IRM sur les cerveaux de moines bouddhistes, comme Matthieu Ricard.

Avec ses pairs de l’Université du Wisconsin, il a mis en évidence que les cerveaux des méditants expérimentés traitaient des stimuli deux fois plus rapprochés (moins de 300 millisecondes) que les cerveaux de novices qui tendaient à ne traiter que la première sollicitation.

Ces chercheurs ont également démontré que la méditation permet une meilleure gestion des émotions, capacité qui fait défaut aux dépressifs.

Ainsi, des psychologues de l’Université de Toronto ont fait pratiquer pendant plusieurs mois la méditation dite « de pleine conscience » à des patients ayant affronté trois dépressions au moins. Antoine Lutz rapporte à ce sujet que chez ces patients, le risque de rechute a été réduit de près de 40 %. Certains praticiens considèrent d’ailleurs que le traitement de la dépression par la méditation est au moins aussi efficace que la camisole chimique.

Et pour cause.

Des études récentes suggèrent aussi que la méditation ne modifie pas seulement le cerveau.
Elle agit également sur la santé cardiovasculaire, la tension artérielle, l’immunité et même notre génome.     
Une étude d’Herbert Benson, de l’hôpital général du Massachusetts, a ainsi analysé le profil d’expression des gènes de 26 adultes avant et après une formation à la méditation. Son constat a créé la stupéfaction lors d’un symposium de « Sciences contemplatives » :
en quelques semaines d’exercice, l’expression des gènes associés à la sécrétion d’insuline et aux mécanismes d’inflammation a significativement augmenté en même temps que la production de monoxyde d’azote, un gaz vasodilatateur bénéfique au rythme cardiaque.   

2 – … À mon expérience personnelle, en application de ma thérapeutique, la méditothérapie©

Dans un article publié en 2013 par Frontiers in Human Neuroscience, Catherine Kerr, chercheuse à l’Université de Providence, explique le rôle joué par le thalamus (une structure centrale du cerveau, réceptrice des sensations corporelles) dans la distribution de ses informations au Cortex :  

« Le thalamus transmet les sensations en adressant à la zone correspondante du cortex des impulsions électriques – les ondes alpha – dont la fréquence varie en fonction de l’intensité de la perception. Quand l’esprit se concentre sur une partie du corps, les ondes baissent sur la zone cible et la sensation augmente alors que, partout ailleurs, les ondes alpha augmentent et les sensations baissent. « 

On peut ainsi apprendre à atténuer la douleur ou à gérer les pensées morbides, ce qui est déjà expérimenté au sein de plus de 200 hôpitaux américains.

Ainsi, j’ai personnellement été opérée d’une tumeur cancéreuse, le 26 juillet 2019, à l’Hôpital Saint-Louis à Paris.

Initialement, il était prévu de réaliser cette opération sous hypnose.

Hélas, trois fois hélas ! 

En cette période de vacances, l’hypnothérapeute qui devait m’assister était absent et l’infirmière anesthésiste qui se proposait de se substituer à lui, charmante au demeurant, n’avait reçu que très peu de formation à l’hypnose.

Connaissant mon activité de méditothérapeute, elle a préféré « me laisser faire ».

J’ai donc eu recours à ma technique de méditation de pleine conscience, qui a eu pour effet de m’auto hypnotiser.

Durant l’opération – qui a duré 45 minutes et pour laquelle j’ai bénéficié d’une simple anesthésie locale – j’ai donc médité sans relâche.

 
Les bruits inhérents au bloc opératoire – con
versations, circulation de matériels, etc. me parvenaient très clairement.

 
Je ressentais très nettement les manipulations sur et dans mon propre corps.
J’ai même ressenti trois pics de douleur, que j’ai littéralement dissous par la respiration
ventrale et la concentration.

Après l’opération – pratiquée en ambulatoire comme c’est de plus en plus souvent le cas, (le patient rentrant chez lui après l’opération), je n’ai ressenti aucune douleur, au point que j’ai rapporté à la pharmacie les antalgiques qui m’avaient été prescrits.

Le 5 août suivant, les points de suture m’ont été ôtés, laissant apparaître une cicatrisation parfaite.

Ce récit, relatif aux effets positifs de la méditothérapie© sur le corps physique, touche également à ses effets psychologiques, via l’utilisation pertinente du mental, utilisé comme un outil dirigé par notre libre arbitre.

Dominique Carleton
Méditothérapeute©
64 rue des Poissonniers
75018 Paris
Tel 07 82 09 65 52

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